Nicolas
Nicolini

Atelier :
40 cours Lieutaud
Fr-13006 Marseille

BIOGRAPHIE

Né en 1985, Nicolas Nicolini est diplômé des Beaux Arts de Marseille en 2011. Il s’installe à Berlin avec le collectif Yassemeqk et expose dans différents lieux d’expositions. C’est à la Straat Galerie qu’il réalise sa première exposition personnelle en 2013. En 2015, il participe à la résidence Chamalot et s’installe à Bruxelles la même année. Il expose entre autres à Clovis XV, à la galerie Nivet Carzon, à la galerie Porte Avion, ChezKit (Pantin), au musée Cantini, au CAC Meymac et participe à plusieurs reprises au prix Novembre à Vitry. Depuis 2017, il est installé à Marseille. En 2020 il est sélectionné avec son collectif Yassemeqk à la White Mountain College Résidence. 

Nicolas Nicolini oeuvre résolument à rebours de ce principe d’unité que présuppose d’ordinaire la notion de discipline. Ainsi, sa peinture se décline dans une variété de matériaux et de moyens stylistiques : ici il adopte une fac- ture réaliste, s’appliquant à rendre, à l’huile, le tombé d’un drapé, là une série d’acryliques abstraites montre une gestuelle expressionniste débridée. Et lorsque l’exécution s’avère similaire c’est alors sa palette qui diffère, allant d’un traitement achrome en strictes valeurs de gris jusqu’à une exagération des coloris telle que certaines toiles paraissent des études fauves de contrastes entre couleurs primaires et secondaires.

Dans le travail de Nicolini chaque série, chaque pièce semble formuler une proposition discursive, sapant le confort sclérosant de la répétition gée et mécanique du même. Refusant une histoire et un art standardisé, il s’attache à trouver des sujets de satire dans la culture visuelle populaire comme dans celle dite « haute » – telle cette jument muse, incarnation absurde autant qu’irrévérencieuse de la beauté idéale, moquant les fétichismes éculés de la peinture occidentale. Dans ses travaux récents, il aborde avec cette même légèreté teintée d’ironie la question du parergon, ce qui cadre, au propre comme au figuré.

Il figure en arrière-fond de ses toiles des rideaux, subterfuge dénotant le caractère artificiel, théâtral de la représentation. Plus, il retrace volontiers un cadre à l’intérieur du tableau. Et ce geste de réduplication des limites matérielles de la peinture résume parfaitement sa pratique : peindre c’est cadrer, c’est-à-dire choisir, comme dans un ready-made. Pour Nicolini la peinture est bien cette chose mentale, non plus seulement tributaire du métier.(…)

Extrait d’un texte de Marion Delage de Luget, 2017 

bric à brac

Nicolas Nicolini, bric à brac, 2020, acrylique, huile sur toile cirée sur toile, 146x114cm

Dans une autre vie je fus moi même

Nicolas Nicolini, Dans une autre vie je fus moi même, 2019, acrylique, colle, papier sur PVC, 145x114cm

L'avenir c'est fini

Nicolas Nicolini, L’avenir c’est fini, 2021, acrylique et huile sur toile, 150x110cm

oklm

Nicolas Nicolini, oklm, 2020, huile, acrylique, toile cirée sur toile, plâtre, 125x125cm