Maïa
Izzo-Foulquier

Atelier :
1 place de Lorette
Fr-13002 Marseille

BIOGRAPHIE

Depuis 2014, Maïa nourrit une pratique où l’expérience est une condition préalable à la production d’images et de représentations. En 2017, son film Paroles de Monelle (tourné au Liban) était présenté au MUCEM, tandis que l’installation vidéo Témoignages de Thell traversait l’Atlantique jusqu’au Sex Workers Films and Arts Festival de San Francisco, supervisé par Carol Leigh. Plus récemment, elle intervenait au FRAC Île de France lors de l’évènement “Nos Désirs Liquides” et était commissaire de l’exposition Parental Advisory Explicit Females lors du SNAP Festival, à Paris. Artiste transdisciplinaire, activiste, féministe et soucieuse du plaisir d’autrui, elle fait de son mieux.

Née en 1991 à Rennes.

www.zdwcorp.com

Née en 1991, Maïa Izzo-Foulquier est issue de cette génération d’artistes qui a rapidement assumé son engagement féministe au sein de sa pratique. Dès sa formation initiale en photographie à Arles, le rapport de force entre mâles photographes usant de leur prestige culturel et de leur pouvoir économique et modèles féminins achetés et réduits au silence, lui apparaît clairement biaisé. Si l’Histoire de l’art fait apparaître la difficulté d’être née femme et d’être artiste, elle donne aux travailleuses du sexe, aux « muses » et aux modèles une place particulièrement passive.

Maïa Izzo-Foulquier trouve les fondations de son travail dans un féminisme pro-sexe qui vise à interroger la stigmatisation réactionnaire des activités sexuelles considérées comme « déviantes ». Comme Lynda Benglis, Cosey Fanni Tutti, ORLAN ou Annie Sprinkle avant elle, Maïa Izzo-Foulquier se donne pour but de remettre en cause les clichés sur ces figures féminines dites « passives » en pratiquant l’auto-définition, en introduisant du désordre dans les représentations communes, notamment sexuelles. Pour ce faire, elle s’est choisi une multiplicité d’identités qui l’aident à mettre en panique le mythe de l’artiste, génie masculin unique. Son site internet dénombre huit avatars déclinés sur les réseaux sociaux et correspondant à toutes les fonctions, réelles et virtuelles, de l’artiste couteau-suisse du 21ème siècle. Elles sont rassemblées sous la bannière de la « guerrière qui pleure », Zelda Weinen Corporation™, affirmant un droit à la multiplicité, à l’opacité et à l’émotivité.

Se définissant comme non-binaire, Maïa Izzo-Foulquier joue des identités féminines comme de costumes qu’elle conserverait dans sa garde-robe, indiquant la construction des genres. Comme de nombreux·ses artistes féministes, elle a choisi de puiser dans la plasticité des représentations et d’inverser les stigmates : en tant que « femme propagande », elle montre que les premier·ère·s concerné·e·s sont en capacité de produire les représentations qui les définissent aux yeux de tout·e·s. Elle procède ainsi à un patient travail de désidentification : à travers ses différents avatars, l’artiste rend évidente la multiplicité des identités à l’œuvre dans chacun·e de nous.

Isabelle Alfonsi, décembre 2018

Wedding Blues

Zelda Weinen, Wedding Blues, 2018

Curriculum vitae

Maïa Izzo-Foulquier, Curriculum vitae, Pute et peintre, performance filmée, 2017

Homme sandwich / Femme propagande

Maïa Izzo-Foulquier, Homme sandwich / Femme propagande, performance filmée, Québec, 2018.

Qui $uce ?

Maïa Izzo-Foulquier, Qui $uce ?, autoportrait, photographie C-Print contrecollée sur PVC, 35×23 cm, 2018

Untitled Conversations

Maïa Izzo-Foulquier, Untitled Conversations, textes, installation visuelle, 2016

Catégorie / sans lendemain

Maïa Izzo-Foulquier, Catégorie / Sans lendemain, édition d’artiste, 30 exemplaires numérotés, 2014

Suicide Lucide

Maïa Izzo-Foulquier, Suicide Lucide, 2019, travail en cours