Eva
Medin

Atelier :
1 place de Lorette
Fr-13002 Marseille

BIOGRAPHIE

 

Eva Medin est une artiste française née en 1988 à Rio de Janeiro.
Plasticienne et vidéaste son travail rapproche la scénographie, la fabrique du cinéma et la littérature d’anticipation, au profit d’un questionnement central : selon quelles fictions, peut-on rendre compte de la crise majeure que nous vivons ? En quoi les récits peuvent-ils nous permettre de réinventer notre futur ? Formée à la scénographie, elle développe un vocabulaire entre cinéma et théâtralité, étroitement liée à l’espace et au mouvement chorégraphique. Eva est lauréate du Prix des amis du Palais de Tokyo 2020 où elle prépare sa prochaine exposition personnelle.

Ce n’est pas un hasard si les oeuvres d’Eva Medin empruntent à l’esthétique des premiers films SF et déploient des trésors de trucages illusionnistes dont ces ovnis d’avant les effets spéciaux regorgeaient alors. Prenez par exemple, « Smars
» (contraction de Smarties et de Mars ?), petit bijou de 7 minutes tourné dans une crèche où la moyenne d’âge de la tribu extraterrestre avoisine les deux ans et demi, batifole dans des décors de carton-pâte plus vrais que nature et semble pris au piège d’un scénario qui bégaye jusqu’au crash final.

Il est question dans ce film de « la survie de l’espèce » s’amuse l’artiste qui en ethnologue de proximité a passer de longs mois à étudier l’expressivité corporelle de cette communauté miniature (qu’elle a doté dans son film de casques de cosmonautes pour mieux révéler leurs gestuelle) aussi peu stéréotypée que la plus lointaine tribu aborigène. (…)
Cet usage récurrent de la contrefaçon, de la synecdoque et des chimères, Eva Medin la doit peut-être à un inconscient familial qui s’est bâti autour des activités passées de son propre père un temps tenancier, au Brésil, d’un café théâtre où se produisaient des spectacles de mime.
Racontée au détour de la conversation, cette anecdote biographique a sans doute son importance tant il s’agit aussi pour Eva Medin de déployer un vocabulaire primaire, aussi efficace qu’un haïku par exemple et ses effets d’extrême condensation, et de ne jamais dissimuler les artifices et la cuisine interne pour pour mieux déclencher chez le spectateur, exactement comme dans la pantomine, des émotions fondées sur l’empathie.

Claire Moulène, à l’occasion du 64ème Salon de Montrouge

Waste Strata

Eva Medin, Waste Strata, déchets de plastique bakélite, socle en métal, vue d’exposition 64e Salon de Montrouge, 2019.

Le monde après la pluie

Eva Medin, Le monde après la pluie, vidéo 10 min., 2021

Orbital drama

Eva Medin, Orbital drama, polystyrène, résine, peinture acrylique, dibond, métaux divers, tiges de métal, bois 350 x 380 cm, Cité des sciences et de l’industrie, Paris, 2018

Eva Medin, Smars , vidéo, 9 min., 2016 ; Zone face zone nord, sculpture in situ, 2017, vue de l’exposition « En forme de vertiges », Révélation Emerige, Paris, 2017.

Le jour après la pluie

Eva Medin, Le jour après la pluie, papier, carton plume, résine, latex, aquarelle, feutre, graphite, 2020.